Un recours collectif menace le PDG de HYBE, accusé de pratiques déloyales, tandis que la Bourse envisage une radiation du géant de la K-pop.
L’affaire fait grand bruit en Corée du Sud : Bang Si Hyuk, fondateur de HYBE, pourrait entraîner son empire dans la tourmente. Un cabinet d’avocats mène une action collective contre lui, évoquant des fraudes boursières et des dissimulations massives. L’événement inquiète les investisseurs et pourrait ébranler tout le marché K-pop.
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Des accusations graves détaillées par un cabinet de séoul
Le 22 juillet, le cabinet Rojipsa a officiellement lancé une campagne pour rassembler plus de 50 plaignants en vue d’une plainte collective contre Bang Si Hyuk et plusieurs dirigeants d’HYBE. L’avocat Lee Jungyeop, porte-parole du cabinet, affirme que l’affaire relève de la loi sur les recours collectifs et que l’enjeu est majeur pour les petits actionnaires. Le but affiché : rétablir un marché des capitaux équitable et assainir les pratiques des grands groupes cotés.
Risque de radiation pour HYBE sur la place de Séoul
Le scandale pourrait entraîner une radiation boursière du label, même si cette hypothèse reste faible à ce jour. Une telle mesure serait dévastatrice : HYBE est l’une des plus grosses capitalisations du secteur musical coréen, soutenue par les performances des BTS, Seventeen et NewJeans. Mais selon les avocats, les pertes potentielles pour les actionnaires pourraient se chiffrer en centaines de millions d’euros si la situation dégénère.
Les faits reprochés à Bang Si Hyuk en détail
Le fondateur est suspecté d’avoir menti à des investisseurs institutionnels en prétendant qu’HYBE n’avait aucun projet d’entrée en bourse, tout en revendant des actions à un fonds d’investissement privé qu’il contrôlait en coulisses. Selon l’enquête, il aurait signé un contrat de partage de profit pour empocher 30 % des gains réalisés. Ces opérations n’ont jamais été déclarées dans les documents officiels d’HYBE.
Des sommes astronomiques non déclarées
La plus-value cachée estimée serait de 290 millions d’euros, soit l’équivalent de 400 milliards de wons. Cette fortune aurait été générée par Bang via une entité écran avant l’entrée en bourse d’HYBE. Pour les autorités financières sud-coréennes, les éléments sont accablants. Le 16 juillet, la Commission des valeurs mobilières a officiellement transmis l’affaire au parquet, avec grande confiance dans les preuves accumulées.
HYBE tente de contenir l’incendie
Dans un communiqué, la société a exprimé ses regrets face à la tournure des événements, rappelant que Bang avait nié en bloc avoir agi pour un profit personnel. HYBE prévoit de coopérer pleinement avec les autorités et d’apporter des preuves pour dissiper les doutes. Mais le mal est fait : la confiance des investisseurs est fortement ébranlée et les réseaux sociaux s’enflamment.
Une possible onde de choc pour le secteur musical
Le secteur K-pop repose en grande partie sur une image de transparence et de modernité. Cette affaire pourrait affecter la crédibilité globale des labels coréens. D’autres investisseurs pourraient se retirer ou geler leurs financements dans l’attente d’un dénouement. Les cours des actions des sociétés concurrentes comme JYP ou SM Entertainment pourraient également subir des remous.
Calendrier des faits et des répercussions judiciaires
| Date | Événement marquant |
|---|---|
| Juin 2022 | Annonce de la pause de BTS et chute du cours HYBE |
| 16 juillet 2025 | Transmission du dossier au parquet par les autorités |
| 22 juillet 2025 | Lancement du recours collectif par le cabinet Rojipsa |
| Août – Septembre | Période estimée pour les premières audiences judiciaires |
Cet article explore les enjeux financiers, la crise de gouvernance et les répercussions à long terme que cette affaire pourrait avoir sur l’écosystème K-pop international.

