Dans un rebondissement politique majeur, le président Yoon Suk Yeol a été suspendu de ses fonctions après un vote de destitution par l’Assemblée nationale sud-coréenne.
La motion de destitution contre le président Yoon Suk Yeol a été adoptée lors d’une session plénière de l’Assemblée nationale ce samedi, avec un résultat de 204 voix pour, 85 contre, trois abstentions et huit bulletins invalidés. Cette décision fait suite à l’instauration controversée de la loi martiale par Yoon le 3 décembre, une mesure qui lui a valu la suspension immédiate de ses fonctions dès l’arrivée du dossier au bureau présidentiel, prévue pour ce soir.
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Un intérim assuré par le Premier ministre
Le Premier ministre Han Duck-soo assumera les fonctions de chef de l’État par intérim, tandis que la Cour constitutionnelle aura six mois pour statuer sur cette destitution. Yoon Suk Yeol entre ainsi dans l’histoire comme le troisième président sud-coréen suspendu depuis la démocratisation du pays en 1987 et l’adoption d’une nouvelle Constitution qui prévoit l’élection présidentielle au suffrage direct.
Accusations graves et contexte politique
Le président est accusé d’insurrection pour avoir déployé des troupes militaires au Parlement dans le but de suspendre les activités législatives en expulsant les députés. Cette action a eu lieu durant la nuit du 3 au 4 décembre, alors que plus de 150 députés nécessaires pour lever la loi martiale étaient présents et que 190 ont voté pour son retrait.
Échec initial de la loi martiale et conséquences
La loi martiale a été levée six heures plus tard, suite à des enquêtes menées par le Parquet et d’autres organismes d’investigation. L’ancien ministre de la Défense, Kim Yong-hyun, un proche collaborateur de Yoon, ainsi que les chefs de la police nationale et de la police de Séoul, ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête pour insurrection présumée.
Soutien transpartisan à la destitution
Cette motion de destitution a été signée par les députés de six partis de l’opposition ainsi que par un député indépendant, Kim Jong-min, totalisant 191 soutiens. La première tentative de destitution, le 7 décembre, avait échoué faute de quorum, le parti au pouvoir ayant boycotté le vote. Cependant, lors de ce dernier vote, 12 députés du parti au pouvoir ont soutenu la destitution.
Implications en cas de confirmation de la destitution
Si la Cour constitutionnelle confirme la destitution, Yoon sera définitivement écarté et une nouvelle élection présidentielle sera organisée dans les 60 jours. Si la Cour rejette la motion, Yoon reprendra ses fonctions, comme ce fut le cas pour l’ancien président Roh Moo-hyun en 2004, qui avait été réintégré 63 jours après sa destitution.
Un précédent dans l’histoire sud-coréenne
Depuis 1987, seulement un président a été définitivement destitué : il s’agit de l’ex-présidente Park Geun-hye en mars 2017, après 91 jours de délibérations par la Cour constitutionnelle. La motion contre elle avait été adoptée avec une majorité significative le 9 décembre 2016.
Cet article explore l’événement politique crucial en Corée du Sud avec la suspension du président Yoon Suk Yeol suivant son action controversée de déployer l’armée contre le Parlement, une démarche qui souligne les tensions profondes au sein de la politique sud-coréenne et qui pourrait redéfinir l’avenir politique du pays.


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