Dans un pays souvent cité comme l’un des plus touchés par la crise de la natalité, les chiffres révélés fin juin ont pris tout le monde de court. Le mois d’avril a enregistré une hausse spectaculaire des naissances, accompagnée d’une progression significative des mariages. Faut-il y voir les premiers résultats des politiques natalistes ambitieuses menées ces dernières années ?
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Un bond statistique inattendu
Le mois d’avril 2025 a vu naître 20 717 bébés, soit une hausse de 8,7 % par rapport à avril 2024. Ce chiffre, selon l’institut Statistics Korea, est le plus élevé en termes de progression depuis avril 1991. L’indicateur clé, le taux de fécondité, atteint 0,79 enfants par femme, en légère hausse par rapport à l’année précédente (0,73).
Une embellie du côté des mariages
Les unions ont également suivi la tendance positive. 18 921 mariages ont été célébrés en avril, soit une hausse de 4,9 % sur un an. Ce niveau n’avait plus été atteint depuis avril 2019. Le retour des cérémonies post-COVID, mais aussi l’élargissement des aides au logement et à la garde d’enfant, expliquent en partie cette reprise.
Des métropoles en pleine effervescence
Certaines villes ont connu des hausses bien supérieures à la moyenne nationale. Séoul (+15,8 %), Daejeon (+30,4 %) et Gwangju (+11,7 %) ont vu leurs mariages exploser. Ces chiffres confirment l’impact des politiques urbaines locales en faveur de la jeunesse et des familles.
L’effet à retardement du COVID
De nombreux couples auraient repoussé leur mariage entre 2020 et 2022. Le rebond de 2025 est donc aussi l’effet d’un rattrapage sociétal, soutenu par un climat économique plus stable et une communication gouvernementale offensive sur les aides disponibles.
Une démographie encore fragile
Malgré cette accalmie, le solde naturel reste négatif : en avril, 28 785 personnes sont décédées. Le déficit est de 8 068 personnes. Cela signifie que la population sud-coréenne continue de diminuer en volume, même si le rythme ralentit.
Des mesures qui commencent à porter leurs fruits
La Corée du Sud a massivement investi dans des politiques natalistes : crèches gratuites, primes de naissance allant jusqu’à 1 500 €, congés parentaux élargis. Les premiers signes de leur efficacité se font sentir, même si les analystes appellent à maintenir cet effort sur le long terme.
Une confiance à reconquérir
Les jeunes adultes restent globalement réticents à fonder une famille, par peur de l’instabilité économique ou du coût de la vie. Mais les chiffres d’avril montrent un tournant psychologique : la parentalité redevient envisageable, voire désirée, dans certains segments de la population.
| Mois | Naissances | Mariages | Décès | Solde naturel |
|---|---|---|---|---|
| Avril 2024 | 19 059 | 18 037 | 28 550 | -9 491 |
| Avril 2025 | 20 717 | 18 921 | 28 785 | -8 068 |
Cet article explore les signaux faibles d’un redémarrage démographique en Corée du Sud, à travers l’analyse d’indicateurs clés, les efforts institutionnels en faveur des familles, et les tendances socioculturelles qui transforment lentement le paysage familial du pays.


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