NewJeans secoue le monde du luxe en tentant de signer directement avec une grande marque d’horlogerie, une démarche qui soulève des vagues de controverses légales.
Le groupe sud-coréen NewJeans a récemment tenté de négocier un contrat de publicité directement avec une marque de montres de luxe, en contournant ainsi leur agence, ADOR. Cette initiative audacieuse a semé la confusion dans l’industrie publicitaire et a soulevé des préoccupations légales concernant la violation potentielle de contrats exclusifs et les dommages compensatoires qui pourraient en découler. Malgré un litige juridique en cours concernant leur contrat exclusif avec ADOR, NewJeans a pris des mesures risquées, telles que la création de comptes de médias sociaux indépendants et la recherche d’accords publicitaires directs.
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Une négociation audacieuse
Selon un rapport de Ten Asia daté du 18, NewJeans a manifesté son intention de signer un contrat directement avec une marque mondiale de montres de luxe, en passant par le manager d’ADOR, identifié uniquement par la lettre A. Ce manager aurait contacté directement l’annonceur pour négocier les termes. Il a également été révélé que NewJeans avait tenté de contacter une autre marque de luxe via un autre ancien manager d’ADOR, identifié par la lettre B.

Des actions en contradiction avec leur contrat
Lors d’une conférence de presse antérieure portant sur la fin de leur contrat exclusif avec ADOR, NewJeans avait affirmé qu’ils minimiseraient les dommages aux annonceurs en respectant les accords préexistants. Cependant, la situation actuelle implique de nouvelles négociations de contrat initiées après avoir déclaré la fin de leur contrat avec ADOR, ce qui complique leur position légale. Les critiques ont souligné la contradiction de l’utilisation des employés d’Adore pour faciliter de nouveaux accords tout en affirmant que leur contrat avec l’agence était terminé.
Réaction rapide d’ADOR
En réponse à ces développements, ADOR a pris des mesures immédiates en mettant le manager A en attente et en informant la société O et d’autres marques que la signature de contrats bilatéraux avec NewJeans violerait leur contrat exclusif. Cette situation a encore déstabilisé l’industrie publicitaire, les marques craignant des poursuites judiciaires de la part d’Adore si elles se conformaient aux demandes de NewJeans.
Les implications légales d’un contrat exclusif
Le contrat exclusif standard émis par le Ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme exige que toutes les activités de divertissement soient conduites via l’agence. Les artistes ne peuvent pas négocier des accords indépendamment sans l’approbation de l’agence, et les tiers impliqués dans des violations de contrat peuvent être tenus responsables légalement.
Perspectives de l’industrie sur la prudence nécessaire
Un initié de l’industrie a commenté : « Étant donné qu’un procès est déjà en cours, il aurait été prudent d’attendre avant de poursuivre des accords indépendants. La précipitation à sécuriser de nouveaux contrats, particulièrement dans la publicité, qui est un secteur très sensible, semble excessivement hâtive et déroutante. »
Vers une évolution des pratiques contractuelles ?
Cette affaire pourrait inciter à une réévaluation des pratiques contractuelles dans l’industrie du divertissement, en particulier concernant la gestion des droits publicitaires des artistes. L’affaire NewJeans contre ADOR pourrait devenir un cas d’école illustrant les tensions entre les intérêts personnels des artistes et les cadres contractuels stricts imposés par les agences de gestion.
Cet article explore le tumulte causé par NewJeans dans l’industrie publicitaire de luxe, en tentant de négocier directement avec des marques sans passer par leur agence. La situation soulève des questions importantes sur les droits contractuels et les pratiques de l’industrie, marquant potentiellement un tournant dans la manière dont les contrats d’artistes sont gérés.

