SBS a confirmé que Phantom Lawyer fera ses débuts le 13 mars 2026, dans le créneau très disputé du vendredi et samedi soir en Corée, avec une diffusion à 21h50 (KST). Le drama, déjà présenté comme un futur rendez-vous incontournable, doit également rejoindre le catalogue Netflix dans plusieurs territoires, surfant sur la demande mondiale en séries coréennes. Centrée sur Shin Yi Rang, un avocat qui se découvre la capacité de voir les fantômes, et sur Han Na Hyun, avocate star qui ne jure que par le droit, la série mélange codes du procès et codes du film de genre. Entre humour noir, émotions et dossiers impossibles, le cabinet devient la dernière chance de clients… qui ne respirent plus.
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Calendrier de diffusion : ce qu’il faut noter dans votre planning
Avant d’entrer dans l’ambiance du bureau 501, voici un récapitulatif pratique des dates et horaires annoncés par SBS. La diffusion démarre le 13 mars 2026, dans le créneau du vendredi–samedi à 21h50 (KST), avec un total de 16 épisodes, soit huit semaines de diffusion.
| Type d’événement | Date / période | Horaire Corée (KST) | Horaire France (CET / CEST) | Chaîne / plateforme |
| Première épisode | 13 mars 2026 (vendredi) | 21h50 | 13h50 (heure de Paris) | SBS TV, diffusion locale |
| Diffusion hebdomadaire en Corée | Tous les vendredis et samedis | 21h50 | 13h50 / 14h50* | SBS TV |
| Fenêtre de diffusion estimée | 13 mars 2026 → 2 mai 2026 (16 eps) | 21h50 | 13h50 / 14h50* | SBS TV |
| Mise en ligne internationale attendue | Après la diffusion coréenne chaque jour d’épisode | – | Soirée en Europe (variable) | Netflix (territoires concernés)** |
* Passage à l’heure d’été en France fin mars, entraînant un décalage de 7 h au lieu de 8 par rapport à la Corée.
** La présence sur Netflix est annoncée et relayée par les premiers supports promo et les médias spécialisés, les horaires précis pouvant varier selon les pays.
Un bureau 501 où le droit croise l’au-delà
Le point de départ, c’est une pièce banale sur le papier : la salle 501 du bâtiment Okcheon. Dans les faits, c’est un décor pensé comme un personnage à part entière. Le futur cabinet de Shin Yi Rang est tapissé de talismans, d’un mur orné des 12 signes du zodiaque et d’une fumée d’encens qui flotte en permanence, comme si l’air refusait de tourner la page. Au milieu de ce chaos mystique, un simple code juridique posé là, presque de travers, annonce déjà la collision entre deux mondes.
Shin Yi Rang, lui, ne débarque pas en héros sûr de lui. C’est un avocat « trop gentil », celui qui ne sait pas ignorer une grand-mère qui vend des légumes au coin de la rue, au risque de griller son image de requin du barreau. Son ambition est pourtant classique : faire de son nom une référence du droit, bâtir un cabinet qui compte dans le très compétitif quartier de Seocho à Séoul. Mais le jour où il signe le bail de ce bureau anciennement occupé par un chaman, tout bascule : les fantômes s’invitent dans sa pratique comme s’ils avaient attendu des années qu’un juriste ouvre enfin la porte.
Ce qui frappe dans les premiers éléments dévoilés, c’est la manière dont la série assume ce mélange entre codes de la procédure et codes du fantastique. Le cabinet devient un sas où les esprits exposent leurs griefs, où les injustices non résolues remontent à la surface, et où chaque dossier est à la fois un cas juridique et une histoire de deuil inachevé. Les clients sont morts, mais leurs problèmes sont terriblement vivants : héritages contestés, accidents maquillés, crimes oubliés. Au lieu de se limiter au gimmick du « je vois des morts », le drama promet d’utiliser ces apparitions comme un révélateur des failles du système judiciaire.

Face à Shin Yi Rang, Han Na Hyun incarne l’autre versant du duo : avocate d’élite, réputée pour son taux de victoires et son pragmatisme, elle ne croit ni aux fantômes ni aux excuses émotionnelles. Sa trajectoire change le jour où elle perd une affaire qu’elle pensait gagnée d’avance et se retrouve confrontée à ce collègue qui affirme plaider… pour des esprits. L’alchimie annoncée entre la froideur méthodique de Han Na Hyun et la sensibilité un peu dépassée de Shin Yi Rang sera au cœur de la promesse de spectacle : deux manières d’exercer le droit, deux rapports au réel, piégés dans le même bureau hanté.
Un pari narratif entre drame humain, humour noir et stratégie globale
Du côté de la réalisation, SBS et Studio S misent sur un format déjà bien rodé : 16 épisodes, diffusion sur deux soirs, créneau de 21h50, exactement celui qui a permis à d’autres séries de s’imposer récemment, en parallèle d’une exposition mondiale via Netflix. L’idée est claire : capter à la fois le public domestique attaché au rendez-vous du week-end et les spectateurs internationaux qui binge-watchent les K-dramas dans la foulée de la diffusion coréenne. Dans un marché saturé de séries juridiques « sérieuses », ce mélange de comédie, de procès et de fantômes est pensé comme un signal distinctif immédiat.
L’équipe de production explique d’ailleurs vouloir proposer une histoire « ni trop lourde, ni trop légère ». Autrement dit, éviter le piège du drama larmoyant comme celui de la parodie vide. Le ton attendu est celui d’une fable juridique où les dossiers surnaturels servent de miroir aux injustices bien réelles : négligence des victimes, lenteur des procédures, inégalités de traitement. En filigrane, Phantom Lawyer promet d’interroger ce que la société choisit d’oublier, et ce qu’elle accepte de laisser sans réparation, tant que cela ne fait plus de bruit. Les fantômes deviennent alors une métaphore très directe de ces affaires classées trop vite.
Pour les fans de Yoo Yeon Seok, le drama est aussi l’occasion de découvrir l’acteur dans un registre plus ouvertement comique, avec un personnage obligé de jongler entre plaidoirie sérieuse et possessions spectrales. Les premiers still cuts le montrent tour à tour en avocat sur mesure, en homme épuisé priant dans une église, et en corps traversé par des esprits aux passés très différents. De son côté, Esom apporte sa réputation d’actrice précise et charismatique, habituée aux rôles de femmes déterminées. Le duo s’inscrit dans une tendance forte des K-dramas juridiques récents : des binômes contrastés, où la dynamique entre les protagonistes compte autant que l’affaire plaidée.
Reste une question simple pour les spectateurs : que se passe-t-il quand la loi, pensée pour des vivants, doit soudain répondre aux réclamations de ceux qui ne peuvent plus témoigner ? C’est là que Phantom Lawyer joue sa carte la plus ambitieuse. En transformant le cabinet en zone grise entre monde des vivants et monde des morts, le drama ne propose pas seulement une série de procès spectaculaires ; il pose, en creux, la question de ce qu’on doit à la vérité, même lorsque le temps a officiellement refermé le dossier. Et si, pour une fois, ce sont les fantômes qui forçaient la justice à rouvrir les yeux ?

