Une romance coréenne ultra-attendue débarque sur Netflix, portée par trois acteurs magnétiques, et préfère le murmure au grand spectacle pour parler de solitude et de désir d’aimer.
Pendant 113 minutes, Pavane prend le temps de suivre trois jeunes adultes abîmés par la vie, coincés dans un grand magasin de Séoul où tout brille sauf leurs propres existences.
Adapté du roman Pavane for the Dead Princess de l’écrivain Park Min-gyu, le film signé Lee Jong-pil choisit une mise en scène minimaliste, presque pudique, qui laisse respirer les silences.
Au centre, une vendeuse jugée “pas assez belle”, un étudiant qui a renoncé à ses rêves et un électron libre qui fait le lien entre eux, jusqu’à créer une drôle de famille improvisée.
Le résultat : une romance lente, parfois frustrante, mais souvent touchante, qui parlera surtout à celles et ceux qui aiment les histoires d’introspection plus que les coups de foudre tonitruants.
A lire aussi :
- Park Ji Hoon frappe fort : « The King’s Warden » dépasse les 3 millions d’entrées en un temps record et s’invite parmi les cartons du Nouvel An lunaire
- The Art of Sarah explose sur Netflix : le K-drama de Shin Hye Sun grimpe déjà sur le podium mondial et affole les fans
Dates et horaires de sortie
| Événement | Plateforme | Date (France) | Heure (France) |
|---|---|---|---|
| Première mise en ligne | Netflix | 20 février 2026 | 09h00 (heure de Paris)* |
*Horaire habituel de mise en ligne mondiale des contenus Netflix, susceptible de varier légèrement selon votre pays et votre appareil.
Une mise en scène qui assume le tempo lent
Dans Pavane, la caméra s’attache aux visages de Go Ah-sung, Byun Yo-han et Moon Sang-min, et c’est là que se joue l’essentiel : regards fuyants, gestes hésitants, micro-sourires qui valent plus qu’un long discours. La réalisation de Lee Jong-pil épouse l’idée de la pavane, cette danse lente et cérémonielle, en privilégiant les plans fixes, les couloirs vides, les parkings gris qui deviennent le théâtre de petites secousses émotionnelles. On sent la volonté de proposer une romance anti-cliché, plus proche du quotidien que d’un conte de fées calibré. Parfois, ce choix donne des scènes d’une tendresse rare ; parfois, il étire le temps au point de mettre à l’épreuve la patience des spectateurs les moins habitués aux mélodrames coréens contemplatifs.

Un récit touchant, mais émotionnellement bridé
Le pari le plus risqué du film, c’est de raconter cette histoire surtout à travers le point de vue de Yo-han, ce collègue expansif qui observe, commente et orchestre la relation entre Mi-jeong et Gyeong-rok. Ce regard extérieur donne une vraie personnalité au récit, mais crée aussi une distance : on ressent parfois plus la solitude de Yo-han que la naissance du couple au centre de l’affiche. Les thèmes lourds – pression des standards de beauté, honte du corps, violence du jugement social – sont bien là, mais souvent effleurés plutôt qu’appuyés. On comprend ce que vit Mi-jeong, sans toujours le sentir dans les tripes, comme si le film avait peur d’aller trop loin. Reste une œuvre fragile, sincère, qui parlera fort à celles et ceux qui se reconnaissent dans les amours timides et les cicatrices qu’on cache sous l’uniforme du quotidien.

