Pendant un tournage sur l’île de Jeju, l’équipe de la série historique “Delusion” a été sanctionnée pour avoir laissé derrière elle des déchets en pleine zone protégée. Le montant de l’amende indigne les internautes.
C’est une photo de bouteilles en plastique, de canettes de gaz et de gobelets à l’effigie de Kim Seon Ho qui a déclenché la colère. Tournée sur les collines volcaniques de l’île de Jeju, la série coréenne “Delusion” s’est attiré une vague de critiques pour un comportement jugé irrespectueux de l’environnement.
L’affaire a éclaté après qu’un citoyen a alerté les autorités via le portail national des plaintes. Après enquête, une amende d’un million de wons — soit à peine 680 € — a été infligée à la production.
L’indignation est générale : comment une série issue d’un géant comme Disney+ peut-elle laisser un tel désordre dans un site naturel classé ?
Ce qui devait être une fiction historique respectueuse des lieux tourne au désastre d’image, tant pour les producteurs que pour les acteurs, pris malgré eux dans la tempête.
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Une alerte citoyenne devenue affaire d’État
Le scandale a éclaté le 17 septembre, lorsque le bureau d’Aewol-eup, une subdivision de la ville de Jeju, a répondu publiquement à une plainte citoyenne déposée en ligne. Des photos publiées sur les réseaux sociaux montraient un site de tournage abandonné, jonché de détritus : bouteilles, plastiques divers, canettes de gaz, et même des objets promotionnels de l’acteur Kim Seon Ho. Pour les habitants, il s’agissait d’une trahison environnementale, dans une région où la nature est protégée par des lois strictes. Le signalement a déclenché une vague d’indignation qui a forcé l’administration locale à agir.
Une amende jugée dérisoire
Après examen, les autorités ont infligé une amende de 1 000 000 KRW, soit environ 680 € à la production. Ce montant, prévu par l’article 8 de la loi sur la gestion des déchets, a été considéré comme le minimum légal pour ce type d’infraction. Aucune pénalité n’a en revanche été appliquée pour les canettes de gaz inflammables retrouvées sur place. En effet, la loi sud-coréenne ne permet pas de sanction si ces objets ne sont pas utilisés pendant une période de prévention des incendies officiellement déclarée. Un flou juridique qui a encore aggravé la colère des internautes.
Le tournage dans une zone fragile
La zone visée par la polémique est un oreum, une colline volcanique typique de Jeju, souvent recouverte de végétation rare et vulnérable. Ces formations sont protégées par le Korea Forest Service, qui exige des productions qu’elles remettent les lieux en état après tournage. Dans ce cas précis, rien n’indique que les consignes aient été suivies. Selon les autorités locales, l’équipe a quitté les lieux tard le soir, sans nettoyage adéquat. La production a reconnu les faits, plaidant le manque de visibilité en pleine nuit. Une excuse qui n’a pas calmé les critiques, d’autant que la météo était favorable ce soir-là.
Une réaction tardive et mal calibrée
Face à la pression médiatique, la société de production Showbox a publié un communiqué d’excuse, reconnaissant un manquement dans la gestion du tournage : « Nous avons terminé tard, et dans l’obscurité, nous n’avons pas pu nettoyer correctement. Nous avons contacté les autorités et avons procédé à l’évacuation des déchets dès le lendemain. » Mais cette réponse, trop tardive et jugée insuffisante, a surtout ravivé la colère. Beaucoup rappellent que les équipes disposent de lampes, véhicules et personnels suffisants pour garantir un minimum de responsabilité. Le public s’interroge sur le niveau réel d’engagement environnemental des productions.
Des visages connus malgré eux au cœur du scandale
La présence d’objets à l’effigie de Kim Seon Ho, acteur principal de la série, a ajouté une couche symbolique au tollé. Des gobelets promotionnels ont été retrouvés jetés sur le sol, déclenchant des critiques sur les pratiques de fan service sur les plateaux. Bien que les acteurs ne soient pas impliqués directement, les internautes pointent du doigt une négligence collective. La co-star Suzy, elle aussi très populaire, n’a pas réagi publiquement. Sur les forums, on appelle désormais à des engagements concrets de la part des célébrités, qui bénéficient de l’attention médiatique mais ne semblent pas toujours encadrer leurs équipes.
Récapitulatif des faits
Pour y voir plus clair, voici un tableau synthétique des événements et mesures associées :
| Date | Événement | Décision / Réaction |
|---|---|---|
| 14-15 sept. | Tournage sur les oreum de Jeju | Abandon de déchets visibles |
| 16 sept. | Plainte déposée via le portail national | Dossier transmis à Aewol-eup Office |
| 17 sept. | Réponse publique de l’administration | Amende de 1 000 000 KRW infligée |
| 18 sept. | Communiqué de Showbox | Excuses publiques + nettoyage confirmé |
| À venir | Coordination avec Korea Forest Service | Vérification systématique post-tournage |
Ce tableau met en lumière une chaîne de responsabilités assez floue, où les erreurs de terrain s’ajoutent à un manque d’anticipation réglementaire.
Une alerte pour l’industrie audiovisuelle
Ce scandale révèle une faille plus profonde : la gestion des déchets sur les lieux de tournage reste trop souvent négligée. Si les productions internationales tournent dans des paysages naturels, elles devraient être exemplaires dans leur logistique. Or, ce n’est pas la première fois qu’une série coréenne est prise en flagrant délit d’irrespect écologique. De nombreux observateurs réclament désormais une charte stricte, encadrée par le ministère de l’Environnement, qui imposerait des standards clairs, avec inspection avant et après chaque tournage en site naturel.
Cet article explore les limites de responsabilité des équipes de tournage dans les zones naturelles, à travers un exemple révélateur où une simple amende ne suffit plus à calmer les esprits. À l’ère où les séries sont diffusées mondialement, la propreté d’un plateau peut peser tout autant que la qualité du scénario.

