Après cinq années de restauration minutieuse, le sanctuaire Jongmyo, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, accueille de nouveau les visiteurs, révélant des trésors historiques et des rituels oubliés qui fascinent autant les Coréens que les amateurs d’histoire du monde entier.
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Une restauration d’une ampleur exceptionnelle
Le sanctuaire Jongmyo, situé au cœur de Séoul, a subi une rénovation d’envergure durant cinq ans. Les travaux ont permis de remplacer plus de 70 000 tuiles faites main sur le toit, de rénover la peinture décorative usée par le temps et de renforcer la structure du pavillon principal, Jeongjeon. Durant le chantier, les restaurateurs ont découvert une inscription vieille de 300 ans, cachée dans une poutre de faîte, confirmant des documents datant du règne du roi Yeongjo (1724-1776).
Des tablettes ancestrales retrouvant leur demeure
Parmi les événements marquants de cette réouverture figure le retour de 49 tablettes royales, conservées temporairement au palais Changdeokgung pendant les travaux. Ces artefacts représentent les esprits des anciens rois et reines de la dynastie Joseon, et sont maintenant replacés dans leur sanctuaire d’origine. C’est la première fois depuis plus de 150 ans que toutes ces tablettes sont réunies dans Jeongjeon.
Une cérémonie inédite depuis le XIXe siècle
Pour célébrer le retour des reliques, une cérémonie rituelle royale a été organisée. Ce rituel ancestral, appelé Jongmyo Jerye, n’avait pas été réalisé dans son intégralité depuis 155 ans. La présence du ministre de la Culture, Yu In Chon, de diplomates et d’officiels souligne l’importance culturelle de l’événement. Le public était invité à y assister, renforçant le lien entre la tradition royale et la société contemporaine.









Une exposition unique pour les passionnés d’histoire
En parallèle, une exposition spéciale commémore les 30 ans de l’inscription de Jongmyo à l’UNESCO. Jusqu’au 16 juin, les visiteurs peuvent découvrir des documents historiques, des objets rituels et des reconstitutions numériques illustrant l’évolution du sanctuaire. Ce parcours immersif permet de mieux comprendre les rôles sociaux, spirituels et politiques du lieu à travers les siècles.
Une programmation artistique exceptionnelle
Outre les expositions, des performances musicales seront proposées dans la cour du sanctuaire. Du 24 avril au 2 mai, les spectateurs pourront assister au Jongmyo Jeryeak, une musique rituelle coréenne classée au patrimoine culturel immatériel. Des reconstitutions de rituels de cour auront lieu du 26 avril au 2 mai, offrant un spectacle vivant aux allures historiques saisissantes.
Jongmyo, un lien vivant avec la dynastie Joseon
Considéré comme le sanctuaire royal le plus ancien encore préservé en Asie, Jongmyo a toujours occupé une place centrale dans la culture coréenne. Il est unique de par la continué de ses pratiques rituelles et la richesse de son architecture. Cette restauration ne fait pas que restaurer un bâtiment : elle ravive un pan entier de l’identité nationale.
Une fierté nationale et un attrait touristique
Avec sa réouverture, le sanctuaire espère attirer des milliers de visiteurs, qu’ils soient curieux de l’histoire coréenne ou passionnés de patrimoine. Des activités sont déjà prévues pour les familles, les scolaires et les touristes étrangers, rendant l’expérience accessible et enrichissante pour tous les publics.
Cet article explore le renouveau patrimonial, la transmission culturelle et l’importance de Jongmyo dans le paysage historique sud-coréen.
Source : korea.net

